Aurélia Delescluse | auteur, écrivain, Accompagnatrice Holistique

« Celestine Soul… »

Lorsque nous sommes alignés avec notre âme et sa vérité et que le réel en est le prolongement direct et l’instrument du sublime, quelque chose de l’ordre de la grâce apparait et se produit.
Cette grâce apporte la vie avec elle, car elle s’y love. Elle nourrie. Elle allume un feu. Un phare, un courage au ventre et un brasier derrière les yeux. Elle devient boussole. Étoile. Vent solaire. Direction Divine.
Le cœur s’ouvre et le geste s’en joint à la parole alors à cet endroit précieux de l’être le désert se fait source limpide. Et la roche – hier encore aride – laisse éclore ses fleurs alchimiques et les arbres – fatigués d’être timides – offrent leurs fruits sans peine et retenue. L’air devient une musique qui colore les espaces vides…

Aurélia Delescluse | auteur, écrivain, Accompagnatrice Holistique

« I AM… »

Dans le souffle du souffle, abreuvée à la source et à ta bouche, enveloppée dans la tendresse absolue, extasiée et ouverte en quatre comme une orange bleue, comme un fruit mûr défendu – nue – échevelée en quartiers éparpillés, je me tiens là dans le brasier. Étendue au delà du possible par l’Amour, je suis là, je me tiens dans le feu du cœur. Avec toi.
Bouleversée, rendue à ma vulnérabilité totale, sans compromis, désarçonnée par l’évidence, je rends toute les guerres et toutes les armes, les costumes, les rancunes et les offenses; je n’en ai pas l’usage où je me tiens là – à genoux – sous le trésor du sublime, déposé comme un baume sacré sur moi. Fébrile, je pleure par habitude. Sans repères, je ne sais faire autre chose que cela. Face à l’inconnu que j’ai toujours su. Je me tiens dans le feu du cœur. Avec toi…

Aurélia Delescluse | auteur, écrivain, Accompagnatrice Holistique

Longue Journée

Longue journée

Il est onze heure et onze minutes, avec toute la peine du nombre, vient à moi la fin de matinée. Les heures jusque là – comme un chapelet rouillé – s’égrainaient chacune longues et péniblement vers leur but. Un merle noir récite sa litanie vagabonde sur un bout de cime de figuier tortueux. L’été, lui annonce son départ et travaillant une révérence dans son coin par des prémices orageuses, instille en nous sa douce humidité fiévreuse qui sent bon la terre mouillée et l’humus.

Le temps creux s’allonge avec l’élasticité d’une guimauve sous des talons de passants distraits – je les observe depuis un autre monde – trop occupés à courir après leur ombre et leur montre, tels de petits pantins affolés, évitant le retard des flaques et la pluie…